Je suis encore là

Mais pas très disponible en ce moment, en particulier pour blogger.

Finalement, c’est lorsque l’on fait beaucoup de choses dans une journée, et qu’on aurait beaucoup de choses à raconter que l’on ne trouve pas le temps de le faire.

Pour ne pas vous faire perdre plus de temps, mon code de Carte Bleue est le 3615 et j’aime ça :

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Concours Vie de Geek – Merci @Praska

Je n’ai pas l’habitude de participer aux concours proposés sur les blogs. Surtout parce que je les loupe en fait.

Mais je suis tombé sur celui organisé sur  Vie de Geek par @Praska, pour gagner un pack astucieux composé d’un DVD de la saison 1 de The Office, et de la suite Microsoft Office pour Mac. Aussitôt, j’ai laissé un commentaire inspiré sur ce que m’évoque ces deux univers de bureau.

Et comme j’étais tout fier de ces quelques lignes, j’en parle à SWMBO, She We Must Be Obeyed, ma douce compagne. Oui, j’ai huit ans, je viens de capturer un coquillage sur la plage, et je vais le montrer à tout le monde. Je sais.

Bref, j’attends l’heure fatidique du résultat, confiant, lorsque je découvre avec stupeur que 1- le gagnant avait été tiré au sort – je croyais que c’était la qualité du commentaire qui devait primer – 2- je n’étais pas le gagnant et qu’un certain "Abel" allait remporter le prix.

Je peste, je pleure, et m’en vais chercher de la compassion et de la tendresse. Ma compagne m’annonce alors qu’Abel, c’est elle. je me retiens de lui dire "Pfff… t’es même pas une geek… et t’as même pas de Mac, la loooooose", réalisant à temps l’impertinence de la remarque.

Je n’ai toujours pas compris ce qui l’a poussée à jouer, mais nous avons reçu le paquet contenant notre gain hier, et c’est la joie dans notre foyer.

Notez qu’il s’agit de l’édition Pro, il ne plaisante pas Praska ! Je tiens donc en nos deux noms à le remercier ; et longue vie à Vie de Geek !

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Maîtres et esclaves, politique française

Hier j’ai découvert les comptes twitter d’un certain nombre de jeunes pop UMP. Vous ne m’en voudrez pas de ne pas les citer, je ne veux pas les encourager.

Lorsque j’étais plus jeune (pas pop), les fafs, le gud et autres me mettaient assez en rogne pour pouvoir aller leur balancer des oeufs dans la tronche. C’était il y a 15 ans, et c’était du côté de Saint Nicolas du Chardonnay, à côté de la Mutualité. Je n’ai pas la même animosité contre les jeunes pop. C’est plus de la pitié, que je dois partager aussi pour ce qu’il reste de la gauche.

Le petit merdeux dont je consultais le compte twitter est jeune, fier de l’arrondissement où il vit (c’est n’est pas le 18ième), fan et inspiré par des grands patrons et surtout complètement délirant. Sa cible : la gauche, et par dessus tout le marxisme. A 19 ans, je trouve ça très suspect de parler autant des marxistes. Je doute que cela soit le fait de sa culture. Admettons. Sur son blog, on y trouve de la crasse, de la bave et de la haine, la même qui prend de plus en plus de place dans le discours courant depuis que la vulgarité est à l’Elysée. Sur ce point je vous recommande la lecture de l’article de Diego-San sur le "Poujihadisme", dont je salue la justesse dans ce choix de néologisme.

"Mais" on y trouve surtout sa blogroll, ou fafblog comme je l’ai lu. Avec des lien vers des sites de fachos. Ce type est une honte pour les jeunes pops, une honte pour l’UMP aussi. Faite un peu de ménage chez vous les neuneu…

La nostalgie me frappe alors comme la batte de Baseball, celle là même que je caressais jadis. Du coup j’ai passé un certain temps hier à me renseigner un peu pour savoir si ces jeunes pop sont bien des fachos, ou juste des…, enfin des…, bon, disons qu’ils en auront honte plus tard.

Un peu d’histoire donc : le mouvement des jeunes pop est né avec les prise de positions de Steevy Boulay chez Ruquier, à propos des grands patrons, du courage d’être riche, de dire des choses que tout le monde pense, mais dit aussi finalement etc… Steevy avait marqué les plus jeunes notamment pour sa participation à Loft Story, un programme  de divertissement à connotation politique indéniable.

C’est un coup de tonnerre pour les jeunes désoeuvrés des beaux quartiers. Entre ça et le rock, ils ont choisi.

Je passe un peu sur la suite (le Lipdub intellectuellement stimulé et stimulant notamment) pour en venir à la relève, celui qui assurera pour les 5 prochaines années la représentation et le rayonnement du mouvement. C’est bien sûr Michael Vendetta, adoubé par Steevy il y a peu. Ses intervention politiques sont très attendues, il est actuellement en Campagne pour les régionales de 1922 dans nos colonies.

Revenons en à notre petite fourmi malicieuse qui n’est qu’un maillon de cette grande aventure, notre twitter boy du début. Je l’appellerai Steevy Vendetta. Je suis sûr qu’il est ou rêve d’être un winner, qu’il accumule les conquêtes féminines, non par vice, mais simplement parce que c’est un winner, c’est tout. On ne peut pas comprendre, nous ne sommes pas des winners de toute façon. Quelles conclusions peut-on en tirer ? Que les fachos maintenant rêvent d’être aussi des winners ? Qu’ils sont encore plus cons qu’avant ? Le tout est que si même les fachos n’ont plus une idéologie construite, ou va-t-on ? Non, je pense que ce jeune "poop" est  juste en marge… (vous voyez de quelle marge je parle).

Depuis l’incident du Fouquet’s, on sait que réussir avec la tête pleine d’eau est donc possible. C’est ce qui caractérise cette époque où les maîtres célèbrent vulgairement, bêtement, encouragés par les éphèbes et les bouffons, les Steevy Vendetta, dont le seul rôle et de rassurer ces mêmes maîtres dans leur capacité à transmettre.

Et les esclaves – esclaves surtout de leur propre bêtise – la gauche toute entière, qui tout aussi idiote se meurt sans gloires ni honneurs ni vertus.

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Bingo, je n’ai pas aimé "A serious man" des frères Coen

Bon sang qu’il est difficile de ne pas aimer un film que tout le monde adôôôôôre… C’est une véritable remise en question.

Mais j’ai toujours aimé leurs films : O’Brother, The Big Lebowski ou Burn after Reading. Ils sont dans mon Top 10. Du coup je suis même allé au cinéma le voir, c’est pour dire.

Pourtant, j’éprouve après cette séance le même sentiment que j’ai après avoir écouté les recommandations musicales des Inrocks. A les lire, on se dit qu’on tient enfin un trésor mais l’écoute nous laisse souvent l’amère impression d’avoir mis la main sur deux califouriens vivant au pays des bisounours et faisant de la "pop acidulé psychédélique" avec du matériel Playskool de pro. Ou pire, des hippies écolos… C’est troublant de se dire qu’on loupe peut-être quelque chose.

Mais j’admets ma singularité, ne doute pas de ma sensibilité (Lorie, je sais que tu me lis, je peux t’écrire une chanson si tu veux). "A Serious Man" m’a ennuyé de A à Z. Ni rire, ni larme, aucune émotion. Techniquement, je n’ai aucun mal à reconnaitre qu’il s’agisse d’un film plus que maîtrisé. Mais cela ne fonctionne pas.

Au fond, la raison en est très simple. Le destin est au centre de ce film, ou plus précisément la soumission au destin. Et il y a un côté insupportable de se soumettre à cette soumission en tant que spectateur.

Mais outre la technique très maîtrisée, je reconnais aussi à ce film la justesse de la définition qui est donné de ce qu’est un homme sérieux (Note : c’est la traduction du titre, pour ceux qui ont poussé l’exotisme à prendre Allemand et Espagnol au Lycée).

Au fond être sérieux c’est se soumettre à son destin. Mais c’est insupportable à ce point là. Etre aussi sérieux, aussi soumis à sa femme qui le cocufie, à l’amant de sa femme compatissant et exigeant, à ses enfants, à son voisin… c’est presque un film d’horreur à force. On s’ennuie, on attend la réaction, on attend de voir le boulon qui pète et qui nous libèrera. La seule explosion de vie viendra du ciel, comme un message envoyé par Dieu, l’ultime raison de toute soumission. Très décevant et frustrant.

Tiens, il faut que je regarde à nouveau "L’armée des ombres", j’ai besoin de voir du courage.

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Musique, iPad & Slate.fr

Musique J’ai écouté Contra, le dernier Vampire Weekend ce weekend. Malgré cette divine  concordance temporelle, mon absolue conviction que les vampires existent (cf. True Blood), et enfin mon écoute répétée et convaincue de leur premier album… Aucun résultat.

Je dis « aucun » avec force, angoisse de castration et dépit. En tant qu’hyperactif mélancolique, j’ai tendance à écouter la musique en faisant autre chose. Les esprits les plus vifs auront donc compris que j’ai lancé mon écoute et me suis rendu compte que l’album s’était déplié dans mes oreilles sans que je ne m’en aperçoive.  A deux reprises. C’est la première fois que cela m’arrive. Aucun effet.

Contra c’est la musique que je n’entends pas. Et c’est une grosse déception. Contrairement aux musiques qui te font vibrer, trembler, frémir, bondir, pleurer, bref, qui ont des effets dans le corps, celle-ci n’est en aucun cas une menace pour ton corps, pour tes oreilles, pour ta santé, ça fait rien. Conclusion : Contra, c’est le contrat santé.

N.A. Pour ne pas finir sur un mauvais jeu de mots, ni sur une critique trop négative, j’ai tenté de la pondérer par une troisième écoute attentive. Raté, ça ne marche pas, déception à la hauteur de mes attentes. Pour se réconforter, je m’en vais écouter Killians.

iPad Evidemment, j’étais hier devant mon écran pour suivre la Keynote d’Apple. Je devais être encore l’un des seuls Mac Fan à ne pas croire en cette tablette, n’en voyant pas trop l’utilité. Le forcing incroyable auquel nous allons assister, c’est que d’ici deux mois, il sera impossible de vivre sans. Nous allons finir par croire que c’est absolument utile. Et le pire, c’est que nous n’aurons pas tord. Et c’est ça la magie, c’est d’arriver à croire en un truc impossible.

Dans l’état actuel des possibilités, l’iPad n’est pas en soit une révolution. Mais, sous peu, tout ce qui sera crée autour et pour l’iPad, applications et accessoires, rendra l’objet formidable. Apple ne livre donc pas, et en fait ne l’a jamais fait, un objet en soi, mais un outil, un support pour ce qui va s’y greffer après coup. Bien sûr ils donnent quelques pistes sur l’utilité de leurs objets, et il est certain qu’ils ne sont en rien ouverts, customisables etc… Néanmoins, nous l’avons vu pour l’iPhone, ce qui ne devait être qu’un support, un téléphone sympa avec le net dessus, est devenu une machine à application, au sens où il est devenu un objet aux multiples applications.

Slate.fr De l’iPad surnommé iSlate il y a peu, je passe à Slate.fr, cet excellent journal sur le web où l’on trouve aujourd’hui un article de Jacques Attali commentant la sortie de l’iPad comme satisfaisant notre besoin de « et » et non de « ou » en devenant l’objet hypermédia. Très éclairant. On y trouvera aussi l’article d’Etienne Augé « Apple ou l’American Idol » analysant finement la mythologie Apple. D’ailleurs, notons au passage le terme de mythologie, habilement choisi et préféré à religion ou secte qui ne rendraient pas compte objectivement de ce type de phénomène.

Je vous recommande vivement ces articles, mais aussi la lecture de Slate.fr. Lorsque je lis un très bon article sur le net, c’est rare qu’il ne soit pas sur slate. J’attends avec impatience une version iPhone du site ou une appli, please !

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Tu seras Community Manager mon fils

Attention : ce message pourrait ressembler à une lettre de motivation, ce n’est pas tout à fait le cas.

J’ai commencé ma vie professionnelle par faire de la recherche en math (thèse, recherche, enseignement). Mais voilà, la perspective de passer ma vie à faire un truc qui n’amuse que moi et dont je ne peux pas parler n’avait rien de réjouissante… D’autant que je dois être trop socialement apte pour ce milieu.

J’ai alors commencé à me tourner vers le seul lieu friand en matheux : la banque. La crise aidant, les postes convoités se raréfient, too bad. Le principe de réalité m’oblige à me tourner vers autre chose.

L’expérience de ces derniers mois à gérer une communauté, plutôt réticente au monde d’internet, vers de nouveaux outils de communication a été révélatrice. J’ai accompagné plus de 1000 personnes, et tenu la main à presque 200, pas à pas sur Twitter. J’ai crée des blogs, géré la com autour d’événements, de quoi m’occuper comme il faut.  Rien d’extraordinaire non plus, mais c’était une sacrée expérience pour moi, avec une tension bien stimulante qui m’a encore plus donné le goût de ces choses.

J’ai découvert il y a quelques semaines l’existence, au hasard d’un tweet, du métier de community manager et que ce que je faisais là s’y apparentait. Je découvre ce monde avec plaisir depuis lors, mais je tâtonne, j’observe plus que je ne m’active à postuler. Je ne sais pas si je suis assez qualifié pour cela.

Comme cela va sans doute bien m’occuper pendant ces prochains mois, je ne doute pas que je vous en reparlerai, mais d’ici-là, si vous avez des conseils, ce serait vraiment très sympa de m’en faire part

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2012, apocalypse et fin de l’histoire

Si je devais choisir un philosophe, je choisirais Kojève. Il n’était pas philosophe justement, mais lecteur de Hegel, entre autres, et conseiller du prince. Son "Introduction à la lecture de Hegel " est un chef d’oeuvre, rédigé par Queneau à partir du cours qu’il donnait.

Les récents films apocalyptiques récents remettent un peu à l’ordre du jour le concept de "fin de l’histoire", introduit par Hegel et commenté par Kojève, Weil, Fukuyama et Derrida.

En effet, et c’est assez récent, l’écologie est au coeur de nos préoccupations depuis peu, en tout cas depuis que nous ne connaissons plus de guerre. C’est assez étonnant d’ailleurs de constater que lorsque nous ne sommes plus en guerre, contrairement à la Chine, les USA et la Russie, il semble naturel de nous voir comme nos propres ennemies, capables de détruire la terre à coup de pets de vache, de non triage du carton et tutti quanti.

D’où le côté toujours un peu militaire des écologistes, un peu totalitaire. Pour des anciens pacifistes/Hippies, c’est toujours amusant.

Bref. Les images spectaculaires des films tels que 2012 ou "le jour d’après" par exemple démontrent le danger, mais donnent aussi un sens tout à fait nouveau à la "Fin de l’Histoire", vue comme fin de l’homme.

Ce n’est évidemment pas la fin de l’histoire vue par Hegel, mais plus celle vue par Fukuyama, grand penseur des faucons américains, qui se sont relayés à donner à Bush un semblant de cerveaux, tant que faire se peut.

Fukuyama voyait néanmoins la fin de l’histoire au moment de la chute du Mur de Berlin, comme le triomphe de la démocratie libérale, justifiant aussi les coups de pouce qu’il faut lui donner pour l’instaurer chez ceux qui n’y sont pas encore (Irak, Corée, etc…) Et il voyait aussi la fin de l’homme, un peu comme "I Robot", lorsque la technologie nous aura mangé.

Je n’arrive pas à nommer le penseur qui se cache derrière le concept de fin de l’histoire comme conséquence écologique, version 2012. Ce n’est sans doute pas Noël Mamère. Mais je constate avec amertume que l’on s’éloigne toujours un peu plus de ce concept de fin de l’histoire, bien trop compliqué à comprendre visiblement.

Un jour, il faudra tout de même faire un petit effort pour être un peu moins con.

On peut commencer en lisant la fameuse note de la seconde édition, page 437 de "Introduction à la lecture de Hegel" de Kojève,  dont voici un extrait :

"Or vu qu’aucun animal ne peut être snob, toute période post-historique "japonisée " serait spécifiquement humaine. Il n’y aurait donc pas d’" anéantissement définitif de l’Homme proprement dit ", tant qu’il y aurait des animaux de l’espèce Homo sapiens pouvant servir de support " naturel " à ce qu’il y a d’humain chez les hommes. Mais, comme je le disais dans la Note ci-dessus, un " animal qui est en accord avec la Nature ou l’Être-donné " est un être vivant qui n’a rien d’humain. Pour rester humain, l’Homme doit rester un " Sujet opposé à l’Objet ", même si disparaissent " l’Action négatrice du donné et l’Erreur". Ce qui veut dire que tout en parlant désormais d’une façon adéquate de tout ce qui lui est donné, l’Homme post-historique doit continuer à détacher les " formes " de leurs " contenus ", en le faisant non plus pour trans-former activement ces derniers, mais afin de s’opposer soi-même comme une " forme " pure à lui-même et aux autres, pris en tant que n’importe quels "contenus " "

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